samedi 11 septembre 2021
Anciens numéros
Actualités brûlantes et nouvelles fraîches de Marc-Édouard Nabe

Courrier

De : Louise Feydy <no-reply@marcedouardnabe.com>
Date: mer. 26 mai 2021 à 13:44
Subject: Formulaire de contact : Une admiration à transmettre à Marc-Édouard Nabe.
To: <contact@marcedouardnabe.com>

Cher Monsieur,

Permettez-moi de vous transmettre mon admiration pour votre travail que je découvre ( bien tard, mea culpa), le hasard me conduisant avec bonheur vers vous . Dans la polyphonie de motifs qui lie votre public à votre œuvre, je vous livre ici les miens :

…cette conjonction si rare de musique et de peinture qui infuse dans votre écriture me ramène à des souvenirs familiers, presque familiaux, de l’enfance. Les présences d’un grand-père peintre, voisin de Soutine Cité Falguière, et d’un frère trompettiste sont sûrement pour quelque chose dans l’engouement que provoque chez moi votre littérature et votre œuvre peint. Pour rester au plus près de la sensation, c’est un peu le son de Tomasi qui d’un coup de cornet me déchire le ventre. Quelle joie d’appréhender une expressivité réelle, à mille lieues des faussaires et autres raseurs qui me tombent des mains ; sous la chappe de littérature fabriquée qui nous inonde, je me suis bien souvent sentie morte en lisant.
Et puis, sur d’autres sujets : étant née le 29 décembre, je suis sensible à votre approche capricornienne (très premier décan je trouve), avec le caractère artistique qui va avec, la pureté dure du diamantaire qui piège le faussaire dans son prisme. Merci au passage d’assassiner Raoult et de réhabiliter Delfraissy, il se trouve que je suis suivie dans le service du Professeur Delfraissy pour une maladie systémique, je connais sa qualité, sa grande modestie, ses combats professionnels et personnels. Le travail de son équipe m’a sauvé la vie. Les médecins du CHU de Bicêtre sont effectivement atterrés par celui que le Professeur Mariette, rhumatologue, surnomme dans une conférence savoureuse “le barde marseillais”.
À cause de ses déclarations délirantes, nous étions plusieurs patients à risquer de souffrir d’une pénurie de Plaquénil, distribué à la va-vite pour la COVID par des généralistes suivistes et impressionnables. Personne n’a évoqué dans les média le sort des malades à qui le Plaquénil doit être absolument administré chaque jour pour de toutes autres raisons, ostéoarticulaires et inflammatoires, au risque sinon que leurs lésions osseuses ne progressent.
Pardonnez cette missive un peu longue. De mon côté je continuerai à vous lire avec grand plaisir, car même si vous vous définissez
comme un vieil écrivain (?), votre travail nous vivifie de si bien défoncer le banal, et on a envie de vous suivre, comme le Soldat qui a beaucoup marché …
Meilleures pensées,
Louise Feydy.

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De : raphael <no-reply@marcedouardnabe.com>
Date: jeu. 10 juin 2021 à 22:09
Subject: Formulaire de contact : Suite invitation
To: <contact@marcedouardnabe.com>
Cher Marc Édouard Nabe,
Je voulais vous inviter sur une chaîne Youtube pour que vous vous y exprimiez, mais ils ont viré conspi au-delà des limites du supportable.
Je me retrouve donc à rêver de vous inviter sans avoir de support décent sur lequel rediffuser notre entretien.
La mort dans l’âme je ne contribuerai à votre succès qu’à une échelle familiale et amicale, ce qui est indigne du travail admirable dont vous gratifiez généreusement l’humanité.
Très cordialement,
Raphaël
PS: si je trouve un medium moins conspi je vous recontacte.</contact@marcedouardnabe.com></no-reply@marcedouardnabe.com>

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Julien Cassel :
Bonsoir,
Déjà : je ne connais pas Marc-Édouard Nabe. Je ne l’ai jamais rencontré.
Et donc, rapidement, pour me situer, et sans (trop) m’attarder : j’ai découvert Nabe en 1999 (j’avais vingt ans) avec Coups d’épée dans l’eau ; coup de massue sur le crâne : un nouveau monde s’ouvrait à moi, intriguant. J’ai acheté le livre à l’époque, car j’avais vu l’écrivain à la télé (je ne me souviens mal- heureusement plus dans quelle émission). Je crois qu’il m’avait fait rire mais, surtout : quelle vitalité, quelle passion se dégageait de cet homme-là ! Merde ! Quelqu’un de vivant !
Et voilà.
J’ai presque tout lu (et acheté) jusqu’ici, depuis (sauf La Marseillaise et Nuage, mais sans raison parti- culière). Ma relation à tous ces livres a été parfois chaotiques, car ce n’est pas un auteur simple, Marc- Édouard Nabe. Il est tout à fait lisible, ce n’est pas ce que je veux dire. C’est autre chose… Disons que La lecture de Nabe n’est pas un long fleuve tranquille… (Mais il y aurait un livre à écrire — très intéressant : si si ! — sur ma relation de lecteur aux livres de cet auteur.)
Mais justement : après toutes ces lectures, après tout ce temps, toutes ces années et moi vieillissant, j’ai eu l’impression de pouvoir prendre « comme il se doit » Les Porcs 2 : sereinement, sentant l’importance et la beauté du fond, et riant (dans le bon sens du terme et parfois aux éclats) du Grand-Huit de « la personnalité de l’auteur telle que je la perçois au travers de ces livres », faite de « tout et de son contraire mais cohérent ! », d’un courage, d’une violence, d’un oui-non-M.-Ouine-qui-évidemment- dit-oui-mais-en-appuyant-hyper-violemment-sur-le-non. Au tennis, Nabe doit avoir un sacré revers ! Tu m’étonnes que plein de lecteurs se sont sauvés en courant ! (Pour le dire gentiment…)
À ce propos, deux choses me semblent très importantes pour illustrer ce que j’essaie péniblement de dire : la phrase de Kouchner à son sujet dans une vidéo (« Ha, ha : il arrive toujours à dire [des trucs ?] pour se rattraper dans l’ignominie »). Et une phrase de l’auteur dans Les Porcs 2, où il exprime (en gros) le fait que, stratégiquement, il a eu raison de se faire haïr de tout le monde par ses postures et prises de position dans ses livres. Eh bien, aujourd’hui, j’ai compris. C’est loin d’être autodestructeur car cela a permis Les Porcs 2.
Je n’ai pas l’argent pour acheter vos peintures, malheureusement et ce n’est pas grave ; mais suffisam- ment pour vos livres (et même de — vrai — cul déconfiné à cent-vingt euros !).
C’est étrange, ce que je vais dire mais ; sans même parler de vos livres : que vous existiez est très important. Et je suis sincère. Et ce sans fanerie aucune : je suis heureux d’avoir pris du recul sur vos livres (et dans ma vie d’ailleurs) : je les apprécie d’autant plus et, ce, au moment même où vous passez à autre chose.
Bravo, courage et merci à vous ainsi qu’à toutes les petites mains qui vous aident. Tout cela est décousu.
Incomplet.
Désolé.
Tant pis.
Bravo.
Et merci.
Vraiment.
En souhaitant que personne ne vienne empêcher la sortie du 3.
Et de tous les autres !

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De : Antoine Cathala <no-reply@marcedouardnabe.com>
Date: lun. 17 mai 2021 à 12:46
Subject: Formulaire de contact : écrit ?
To: <contact@marcedouardnabe.com>

Bonjour M.Nabe,
J’aimerai savoir si vous avez écrit quelque chose au sujet de la rocambolesque “affaire Epstein”.
Il me semble qu’il s’agit là d’une des histoires contemporaines des plus salissantes, je m’étonne de ne trouver aucune littérature nabienne sur la question, vous qui aimez tremper votre plume dans les pires marécages, pour écrire en feu-follet.
Je n’ai peut-être pas bien cherché cela dit…
J’en profite pour vous remercier, je me régale actuellement avec la lecture des Porcs 2 et j’ai honteusement joui à la lecture de vos textes sur l’affaire Daval ou l’assassinat de Samuel Paty, Rhââ lovely.
Et le docteur Al West ? Vous connaissez ? Il a un certain “swing” en fait.
Ce n’est pas le plus con des “complotistes” car malgré tout, il faudra en sauver quelques uns…

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De : Tristan Aubert <no-reply@marcedouardnabe.com>
Date: mer. 12 mai 2021 à 19:23
Subject: Formulaire de contact : Les Porcs 1
To: <contact@marcedouardnabe.com>

Salutations,
En possession de Les Porcs 1 depuis plus d’un an, commandé sur votre site, ouvrage que j’ai dévoré en quelques semaines l’été dernier mais que je n’ai jamais pu finir puisqu’il me manque les dernières pages, à partir de la page 1000, la suivante revient à la 993, s’il est possible d’avoir le reste en pdf sachant qu’il me manque la conclusion et la table des matières, ou bien même en papier à mon adresse si possible.
Le numéro 1 de Poings De Vue vient de sortir, à ma grande stupeur, la mise en page me fait penser à PATIENCE!
Encore plus dingue, en feuilletant le magazine, je tombe sur une pub et une réédition Les Chants De Maldoror, et regardez moi cette couverture : amazon.fr/Chants-Maldoror-Isidore-Ducasse/dp/B08ZBCHCN4/ref=sr_1_11?__mk_fr_FR=%C3%85M%C3%85%C5%BD%C3%95%C3%91&dchild=1&keywords=les+chants+de+maldoror+isidore+ducasse&qid=1620839912&sr=8-11

Incroyable, non?
Je vous souhaite une excellente semaine et à très bientôt Monsieur Nabe;
Cordialement.

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De : Stéphane Tullio <no-reply@marcedouardnabe.com>
Date: jeu. 25 mars 2021 à 12:15
Subject: Formulaire de contact : (Toute) petite ritournelle de critique sur deux de mes lectures de Nabe: Au Régal Des Vermines – Les Porcs 1.
To: <contact@marcedouardnabe.com>

Plus je me rapproche de la fin, plus elle recule, comme si Nabe écrivait des pages au fur et à mesure de ma lecture, et qu’elles s’ajoutaient, comme par magie, à ce livre (Les Porcs 1) interminable. Dans ma tête, c’est Radio Nabe. J’entends sa voix en me couchant, dans mon sommeil, en me réveillant, il s’est installé en faisant comme chez lui. Ce n’est pas le pire des invités que j’ai eu le plaisir de recevoir.
Je suis d’accord avec certaines critiques. Il est meilleur quand il parle de ce qu’il aime que lorsqu’il parle de ce qu’il hait. Là, il est peut-être trop célinien (et pas assez nabien). Céline haïssait viscéralement le monde. Nabe donne le sentiment de le haïr par principe. Ce qui est tout autant que métaphysique, existentiel, et ontologique chez Céline (désolé pour l’emploi de ces mots, qui tiennent tous dans celui-ci: vital), est une attitude, une philosophie, un choix de pensée (tout aussi noble) chez Nabe. Céline ne prenait aucun plaisir à haïr. Nabe, lui, prend un pied fou. Il est aussi trop long. Trop répétitif. Dans les deux livres que j’ai lus de lui (Au Régal Des Vermines, Les Porcs 1), c’est flagrant. Dans son Régal, il superpose les unes après les autres des couches de confiture, de miel, de foie gras, de caviar, c’est magnifique, mais même un porc y perdrait son appétit (je suis un porc et j’ai perdu le mien). Dans les Porcs, c’est exactement comme dans Orange Mécanique: on commence par tabasser et violer du bourgeois en écoutant du Beethoven (du Mingus plutôt) et on finit attaché à une chaise, les yeux ouverts de force, obligé à regarder en boucle des images (toujours les mêmes) qui nous lavent et relavent le cerveau. Le livre fait 1000 pages, il aurait tout gagné à être divisé en deux tomes. Je le lis jusqu’au bout non pas par sadomasochisme ou fanatisme, mais parce qu’un livre de Nabe est comme se promener à Paris, on ne sait jamais sur quel somptueux monument ou quel magnifique canon on peut déboucher au sortir d’une petite rue déserte et grise.
Il y en a d’autres, des critiques, sur lesquelles je ne suis pas d’accord, notamment sur celles qui l’accusent de narcissisme. Accuser un écrivain d’être narcissique, c’est lui reprocher d’écrire. On s’en fout qu’il soit narcissique ou non. La seule chose qui compte est de savoir s’il est intéressant ou pas? Et pour l’être il l’est. Nabe est un des écrivains qui parlent le mieux de lui-même. Disons-le franchement: aucun écrivain ne parle mieux de lui-même que Nabe. Mieux que Whitman, mieux que Miller, même mieux que Bukowski. Il était sérieux dans dans son Régal: il assassine véritablement six milliards d’individus lorsqu’il écrit. Il largue une bombe atomique sur chaque page qu’il écrit et l’onde de choc de sa subjectivité négrophile et monkienne désintègre tout, laissant derrière elle, dans un sillage d’or et de fumée, le swing d’un style qui groove et qui balance, qui donne envie de vivre.
Je m’enfonçais dans des sables mouvants lorsque je suis enfin parvenu à trouver le Régal et Les Porcs. Ces deux livres ont été une main tendue qui m’ont tiré de là. Peu d’écrivains sont capables d’un tel tour de force. Je n’ai plus que deux mots à dire: merci Nabe.

Stéphane Tullio.

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De : Khider <no-reply@marcedouardnabe.com>
Date: ven. 26 févr. 2021 à 05:24
Subject: Formulaire de contact : Les Porcs 2
To: <contact@marcedouardnabe.com>

Cher Nabe je suis quasi au bout du deuxième opus des Porcs. Je me marre à chaque page, comme tu dois le savoir, Vincent Lapierre est en train de le lire, je lui avais conseillé il y a déjà deux ans, il était réticent àl’époque, aujourd’hui c’est un Nabien BORDEL. J’aurais pas mal d’informations sur Soral et sa maison d’éditions qui devraient te faire marrer car j’étais assez proche du milieu jusqu’à il y a peu et pas mal d’histoires de gonzesses qui ont mal tourné pour “Soso”, j’ai de l’épaisseur sur certains sujets.
Quand tu veux. Et reviens en France MERDE les Suisses ne te méritent pas (les Francais non plus mais l’exil n’a qu’un temps, Victor Hugo, Céline and Cie…). Garde la forme, un long travail sociologique t’attends et je suis contre ta phrase de la vidéo de présentation “on a perdu, ils ont gagné ” non non et trois fois non, certains te liront et forcément…j’étais aussi proche de Faurisson sans l’être de ses idées Auschwitzienne (proche grâce à Céline) tu serais assez amuse de savoir ce que Roro pensait de Soral et Blanrue…
Amitiés !

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De : Gamal Abina
Date: ven. 19 févr. 2021 à 12:34
Subject: L’ubuesque «libre pensée» de Salim Laïbi – Causeur
To: Contact Marc-Édouard Nabe <contact@marcedouardnabe.com

Bonjour ma participation à l’article de causeur sur Salim laibi le fourbe dentiste.

causeur.fr/salim-laibi-youtube-separatisme-191649
Bonnet cure à vous