samedi 11 septembre 2021
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Actualités brûlantes et nouvelles fraîches de Marc-Édouard Nabe

Dégueu anniversaire
Le masque et la plume !

Trente ans ! Trente ans exactement que l’émission complètement ringarde Le Masque et la plume, qui date de 1955, a daigné parler une seule fois pendant 4 minutes d’un seul livre de Marc-Édouard Nabe… En effet, il s’agissait du premier tome de son journal intime, Nabe’s Dream, en 1991 donc, que Jérôme Garcin avait « inscrit » au « Masque », c’est comme ça qu’ils parlent de leur émission entre eux, ces bâtards !
     Que penser d’un monde littéraire qui délibérément désinforme ou occulte un écrivain tel que Nabe pendant non deux ans, non quatre ans, non dix ans, mais trente ans ! C’est un vrai anniversaire qu’on se doit ici de signaler. Trente bougies à enfoncer pas délicatement du tout dans les croupions de ces trous du cul qui ne sont plus tout à fait les mêmes aujourd’hui mais qui puent autant, toujours sous la houlette couarde de Garcin… Qu’est-ce qu’il croit, celui-là ? Que ça a suffi pour toute une vie de turpitudes et de bien-pensance martelante d’avouer son forfait, c’est-à-dire d’avoir boycotté Nabe depuis 1985, dans un fameux et unique article de repentir publié dans le Nouvel Obs en 1999 à l’occasion de la sortie de Coups d’épée dans l’eau, et ainsi à solder de tout compte sa saloperie bourgeoise ? Mais non, ce serait trop facile !
     En 91, donc, l’idée c’était de signaler le journal de Nabe, mais pour s’en moquer bien évidemment. Il faut entendre ça. À part Bertrand de Saint-Vincent et Jean-Louis Ézine qui ont essayé de relever un peu le niveau, l’axe de leur chroniquerie misérable, à tous ces sous-snobs au mauvais goût impudent, c’était de dire que le livre était trop cher (comme si ces ordures avaient payé une seule fois de leur bourse un seul livre, et comme le rappelait Patrick Besson, c’est souvent la raison pour laquelle les « critiques » ne parlent pas des livres quand l’éditeur ne les leur offre pas) ou de l’épaisseur du volume ou de la fatuité présumée qu’il fallait à un jeune homme d’à peine 30 ans pour oser sortir son journal intime. Voilà jusqu’où ça volait.
     Estimons-nous « heureux » car si par malheur un livre de Nabe était aujourd’hui programmé par Garcin à son « Masque », ce ne serait plus Wolfromm (mort) ou Gaudemar (disparu) qui se permettrait de cracher sur lui, mais Frédéric Beigbeder le rancunier humilié par Nabe chez Ardisson en 2003, une connasse meetooïste à la Lamberterie ou à la Martin, et surtout le grotesque avortonton Arnaud Viviant que les abonnés du Twitter de Marc-Édouard Nabe voient de temps en temps passer quand il n’en peut plus de se tordre de douleur dans son enfer d’hypocrisie coupable. Estimons-nous donc soulagés de savoir que plus jamais, et même pas dans trente ans ! aucun livre de MEN ne sera sali par cette bande de fonctionnaires minables, se croyant cultivés alors qu’ils ne cultivent que l’entre-soi, multipliant les références et autres private jokes qui prennent plus de place à l’antenne que leurs analyses beaufs d’ouvrages dont ils parlent toujours du point de vue du consommateur ou du soi-disant spécialiste de la critique, et jamais de celui de l’écrivain. Réfléchissez à ça.
     Le Masque et la plume est le rapport de police dominical d’une mafia molle de personnalités insignifiantes qui démontrent leur ignorance fondamentale de ce que c’est vraiment la littérature (ou le cinéma) qu’ils bafouent à longueur d’années en encensant ou en conchiant (c’est idem) systématiquement toujours les mêmes merdes… Fermez vos transistors !