samedi 11 septembre 2021
Anciens numéros
Actualités brûlantes et nouvelles fraîches de Marc-Édouard Nabe

Le cinéma, c’est ça !
1) Hiroshi Shimizu

Et c’est ça qui est beau ! Quelques images suffisent à démontrer ce qu’est le vrai cinéma, à une époque où les faux cinéphiles pullulent, où les festivals de Cannes osent inscrire à leur palmarès des navets anti-cinématographiques, et où la plupart des spectateurs, marinant dans leur jus sentimental, sont, depuis les déconfinements successifs, enjoints par la propagande de l’industrie ciné à s’agglutiner comme du bétail dans les salles obscures qui portent bien leur nom. Quel intérêt de voir un film enfermé dans une cave avec des centaines d’inconnus quand on peut le projeter sur le mur blanc de son salon et en partager le visionnage avec une poignée d’amis ?
     Il est temps de rééclairer ceux qui le veulent sur ce qu’est le vrai grand cinéma… Nous répétons, quelques images suffisent… Par exemple, ici, juste l’extrait presque au hasard d’un film de l’immense réalisateur japonais méconnu, le quatrième mousquetaire, ou plutôt samouraï — avec Ozu, Mizogushi et Kurosawa — de la grande aventure nippone du cinéma japonais de la première moitié du XXe siècle : Hiroshi Shimizu.
     Regardez-moi ce travelling tiré du film Monsieur Shosuke Ohara (1949), et on en reparlera… D’ailleurs, non, on n’en reparlera pas !