samedi 11 septembre 2021
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Actualités brûlantes et nouvelles fraîches de Marc-Édouard Nabe

Moix (suite sans fin)

Yann Moix est de retour, et il faut le dire vite… Son roman Reims, second tome d’un tétralogie (pour faire « mieux » que la trilogie des Porcs ?) fait un four complet… Les libraires, qui n’avaient pas particulièrement mis en avant le livre, ont tous rangé leur exemplaire dans les étagères. Moix a complètement raté sa rentrée, son bouquin ne fait pas le scandale qu’il voulait provoquer. Plus personne n’avait envie de l’entendre s’expliquer sur ses productions de jeunesse racistes et révisionnistes…

En juin dernier, Praud et sa bande sur CNEWS se sont foutus de sa gueule, en le voyant avec un masque chirurgical — pas contre le Covid-19 (« Je ne comprends pas la panique mondiale quil y a sur ce virus », disait Moix en avril 2020), mais pour couvrir une allergie.

     « Elephantman », comme l’a drôlement appelé Jérôme Béglé, a ensuite poursuivi sa promo avec Karim Rissouli, sur France 5, où il est allé faire de la lèche à Jean Birnbaum (qui soulignait les contradictions qu’il pouvait déceler) et se défendre de ses « accointances » en trichant avec la réalité des dates. « Je suis ceinture noire 3e dan de vérité maintenant » osa-t-il prononcer… Yann s’en est évidemment pris à Nabe, en comparant sa proximité avec l’auteur d’« Au nom du trou » (L’Éternité, 1997) à celle d’un enfant passant sa scolarité dans la même classe que Marc Dutroux. Sauf que dans cette classe, c’est Nabe le professeur, et il ignore tout de l’évolution de l’élève Moix, futur violeur des lettres.

     Chez Rissouli toujours, Moix s’est ridiculisé devant deux femmes réalisatrices (dont une ex-chroniqueuse d’Ali Baddou qui avait attaqué Dieudonné en 2014), qui ne comprenaient rien aux formules alambiquées, et toujours préparées, que l’auteur d’Orléans a prononcées durant toute l’émission. Par exemple, sur l’éducation de ses parents : « J’étais coupé de tout référentiel, comme une boule de billard qui erre dans le flipper ». Un autre ? « Le dépressif est toujours déjà mort en attendant sa résurrection ». On souffre pour lui, mais pas longtemps, puisque ce plagiaire ne peut s’empêcher de copier Nabe : « Je m’assassine moi-même » (forme inversée de « L’Allègre assassin de six milliards d’individus » du Régal), « Jaime les personnages et jaime côtoyer des gens qui ne me ressemblent pas » (Ça ne vous rappelle pas Les Porcs ?), « Lorsquon rencontre des personnages atypiques, on rencontre des gens extraordinaires au sens étymologique » (Et là, Les Porcs 2 ?), « Je rejoins tous les écrivains que jadmire et qui ont tous eux, tous, pour le meilleur et le pire, des polémiques, des bannissements » (Aragon, Sartre, Gide, Céline — pas Nabe, bien sûr). Forcément, Moix a continué dans sa judéophilie hyper-douteuse : « Un enfant, qui est innocent et inoffensif, qui est frappé par ses parents, est dans la même situation que les Juifs. » « Mais lâche leur les baskets aux Juifs, oublie-les ! », lui criait Zemmour chez Ruquier un soir de février 2010… Non, Monsieur Moix veut des applaudissements pour ce qu’il a fait pour les Juifs depuis les années 90 ! Pourquoi pas sa gueule sans masque à l’entrée de Yann Vashem ? Ah, Moix…
     L’écrivain, journaliste, cinéaste et documentariste français, auteur de chansons, chroniqueur (télévision et radio) » (selon sa fiche WikiNabia) se consolera de ne pas vivre de ses droits d’auteur (il l’avoue, mais ce n’est pas un scoop) en travaillant pour Hanouna, en préparant Podium 2 sans Poelvoorde (mauvaise idée qu’il traîne depuis 10 ans maintenant…) et terminer sa tétralogie (sa tératologie, plutôt) avec Verdun et Paris… Tout en continuant à apprendre la guitare électrique, comme le montre la photo prise par Jérôme Corcos  (dont les lecteurs des Porcs 1 connaissent bien l’élégance, à propos de Lili : « Je me la mettrais bien au bout de la queue… », page 455) qu’il a voulu imposer sur sa page Wikipédia. La patrouille l’a rapidement supprimée. Bravo Wikipédia !

« Docteur Marty »